La culture en partage

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Cet espace est ouvert à tous les membres de l'INSPE (étudiantes, étudiants, stagiaires, formateurs, formatrices, personnels administratifs), qui sont invités à y partager leurs émotions artistiques et culturelles sous la forme de brefs articles classés par genres :

Critiques littéraires

Romans, essais, poésie, BD,...

NOM, d’après Constance Debré au Théâtre du Rond-Point : Renversant de puissance ! (Valérie Drévillon)

Valérie DREVILLON, formatrice lettres

 

 

Une amie me signale un spectacle vu à Amiens, qui sera donné à Paris en mars/avril 2024 :


« Il s'agit de Nom, d'après Constance Debré. C'est absolument renversant de puissance, de violence et de sobriété. Je n'avais rien vu de tel depuis bien des années. C'est une parole très intense, très radicale, sur la famille, l'amour, les valeurs transformées en paraître par la société, et la comédienne, dans une mise en scène d'un dénuement absolu, est d'une justesse et d'une intensité extraordinaires. Elle se fait corps et voix (et quelle voix!) incarnant la parole (l'écriture?) de Constance Debré, dont j'ignorais l'existence jusqu'à ce soir. Je ne saurais trop te recommander d'aller voir ce spectacle ! Adaptation et mise en scène Hugues Jourdain, interprétation Victoria Quesnel. 


Du 19 mars au 06 avril au Théâtre du Rond-Point.

 

Critiques cinématographiques

Films, films d'animation, téléfilms, séries,...

Critiques musicales

Concerts, récitals, opéras, musique vivante ou enregistrée

LA TRAVIATA, Giuseppe Verdi, Opéra Bastille : mise en scène novatrice, distribution exceptionnelle ! (Stéphane Lelièvre)

Stéphane LELIÈVRE, formateur Lettres

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Nadine Sierra - © Vahid Amanpour - OnP

Respect du livret ? Adaptation / transposition / trahison ? Le débat fait rage actuellement dans le milieu de l’opéra ! Si vous souhaitez vous faire une idée par vous-même, allez voir cette Traviata imaginée par Simon Stone. Violetta Valéry, la « dame aux camélias », n’y est plus une courtisane malade de la tuberculose, mais une influenceuse de 2024, égérie d’une grande marque de parfum, passant sa vie sur les réseaux sociaux, ayant des milliers d’abonnés, et… atteinte par un cancer qui récidive. 

On est tantôt agacé par certaines facilités (et gêné par la profusion d’images, de textos et de mails qui envahissent la scène de l’Opéra Bastille et empêchent de se concentrer sur la musique), tantôt surpris de constater que « cela fonctionne » et que le destin de cette influenceuse rejoint in fine celui de Marguerite Gautier, toutes deux frappées par la maladie, la morale étriquée du milieu petit-bourgeois, l’intolérance… Une chose est certaine : si la mise en scène vous laisse de marbre (ou vous agace), vous serez conquis par la distribution, absolument superlative (Nadine Sierra, Violetta assoluta !!) et la direction inspirée de Giacomo Sagripanti.

Pour une critique plus détaillée, c'est ici !

La Traviata, Opéra Bastille, jusqu'au 25 février 2024